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Lorsqu'un garçon vient chez moi, la question clignote un temps. [en effet, les hommes qui ont la cinquantaine, pou la plupart, qualifie ma tenue de « ringarde »,
dépassée, etc... mais les garçons ou adolescents sont très attirés...]. Qu’est ce qu’il voudrait que je réponde à cette fameuse question en lui, qui ne surgit pas? Qui n'arrive pas à surgir, c'et
la le problème.... Il ne sait pas ce qu'il cherche ici, chez moi. Comme les autres fois où il vient, il doit exprimer une envie, une envie réelle? Une envie possible? Toute la question en
lui tient à ce dilemme irrésolu..... En lui, la situation est érogène.... la blouse bleue est « close ».... Le clos évoque des tas de choses en lui: la « fermeture »,
l'inaccessible, l'inatteignable, l'interdit, le non autorisé, avec toujours et encore ce désir incontrôlé de transgression.... Par exemple fouler la pelouse interdite, passer la barrière.... Ici,
c'est pareil.... En cuisine, je suis « interdite » et comme tous les enfants, tôt ou tard, ils cherchent à braver l'interdit....
Si jamais une envie réelle prend le pas sur l’imaginaire alors le jeu touche à sa fin. Si je lui dis cela dans ces termes, il ne va certainement pas comprendre.... Donc je laisse... je vais et je
viens, je me déplace, tout en restant raide, car ce qui est très important c'est que ma blouse conserve un maintien parfait.... je m'autorise à le frôler, c'est difficile de faire autrement à
cause de l'exiguité de la cuisine.... alors le nylon glisse, frôle, pas question de m'appuyer contre son bras ou sa jambe..... il sent comme un voile léger qui parcourt son corps..... un trouble
violent, une explosion interieure, je le sens... quelque chose de très intense se produit en lui.... Extérieurement, il ne se passe rien, sauf des déplacements imperceptibles, il n'ose pas, mais
je sens une forte tension, c'est même à la limite de l'insupportable....
Puis, un petit sourire supposé donner le minimum de complicité attendu.... A lui seul, il est l’arsenal complet de l’anti-érotisme... Notre « relation » est comme sur des roulettes dans
un état constamment instable. Je suis grande et belle. Inutile de l'exciter.... inutile de me faire désirable, ma seule présence, mon physique « clos » en bleu suffit... je le vois me
dévisager, non pas dévisager mon corps, mais dévisager le menu détail... c'est vrai qu'en moi règne l'immobilité, la fixité, la pose de marbre, le déplacement infime.... ce qu'il dévisage c'est
le moindre mouvement.... un seul léger repli suffirait à lui donner une envie de se précipiter aux toilettes.....
Voilà qu'il tente un geste infime, il essaie de décrire une caresse sur moi.... non ! Pas sur moi quand même, sur ma blouse.... alors j'ai une sensation qui est supposée courir le long de ma
cuisse gauche, en fait ce n'est pas une sensation sur ma cuisse, c'est une sensation sur la blouse qui couvre ma cuisse, c'est très différent... il ose donc effleurer, voire toucher le nylon.....
Je me soucie comme de ma première chemise de la cohérence et de la faisabilité de ce geste impromptu.... il part sur son délire (eh oui, ce geste infime est un véritable délire, nous sommes en
plein dans une exploration de terres inconnues en matière sexuelle en cet instant), il tente de me faire entrer dans son jeu, je me maintiens dans mon ordre à moi.... Il attend que je réagisse,
que je fasse jouer son imagination..... il voudrait une réponse certainement...... chaque instant supplémentaire du toucher de ma blouse est comptabilisé dans sa tête: « elle est toujours
là, elle reste là, c’est au moins ça de gagné ». Nous ne disons rien, et pourtant « mon Dieu quelle conversation ! », c'est comme si nous nous déversions des tombereaux de
phrases....
Tout à coup..... il se concentre de nouveau, il se livre vraiment à une agression, peut-être un viol? Il attaque, il complète, il prolonge ses caresses, je sens qu'il appuie plus intensément, il
fait glisser le tissu dans ses doigts cette fois-ci, je le sens, il doit même les enfoncer plus fort ou plus rapidement selon son désir..... bien sûr, je ne sens pas de main palper mon corps,
simplement en faisant un très léger déplacement je sens ma blouse résister un peu, je comprends alors qu'il s'est « jeté » violemment sur moi... c'est tout comme pour lui..... il a
osé.... comment peut-il en arriver là..... 5 minutes.... 10 minutes..... 20 minutes.... qu'il n'arrête pas.... il va être épuisé bientôt..... de mon côté j'aime le sexe et donc je suis
comblée..... j’ai une poitrine magnifique, des jambes fuselées, des bras bien faits, des hanches généreuses, j'ai l'entrecuisses totalement glabre, je pense à mon corps, je l'admire.... Je
suis ce que je veux être....
La garçon est assis, je suis debout à côté de lui à la table.... je sens.... il a « attrapé » le bas de ma blouse bleue..... j'ai assez d'expérience..... il croit que je ne me suis
aperçue de rien..... il a le bas de ma blouse qu'il caresse comme un « doudou », je l'observe en traine de se tortiller fébrilement sur son tabouret.... je ne fais rien, je reste même
encore plus immobile..... il a osé ! ! !.......... la vie est magnifique, la situation est sublime, c'est le paradis, le paysage est sans nuage.... sa détresse remplit la pièce....
Il cherche des fils de discussion qui pourraient l'emmener un peu plus loin.... en blouse bleue, tout reste immobile.... il fait ce qu'il peut.... je propose ma réalité glacée comme arme de
fantasme.... la pire, la plus efficace qui puisse exister en ce monde..... Il n’y a rien dans cette cuisine qui pourrait permettre de détourner le regard, de s'évader ne serait-ce que quelques
secondes.... non, ma présence est présence au sens d'étouffement, une chappe de plomb, quelque chose de lourd, très lourd, c'est cela l'« effet blouse bleue stricte en nylon », c'est
quelque chose de prégnant, c'est comme les barreaux d'une cellule, je n'ai pas besoin de faire quoi que soit, moi seule le rend prisonnier, « sous contrôle », ou plutôt ma blouse a la
situation « sous contrôle ».
La légère palpation du tissu, je comprends que ça va être chaud.... je me dis « veut-il que je sois sa chose »? « pourquoi faire », « pour vous violer madame »....
je n'ose y penser.... en fait il doit penser à un viol, bien qu'il na sache pas de quoi il s'agit, il est trop jeune, il pense que çà ressemble à ce qu'il est en train de faire.....
Voilà une heure que je laisse faire, la situation n'évolue pas, elle est figée.... tout à coup..... l'incroyable arrive..... l'innomable.... je sens un effleurage de sa main, très rapide (trop
rapide?) sous ma blouse.... en afit il a osé un truc variemnt incroyable, voyez la dose d'imagination qu'un garçon peut avoir: il a passé sa main sous ma blouse sans toucher ma jambe, ni ma
cuisse, sa main a traîné à l'intérieur de ma blouse, elle est montée, elle a glissé, il s'est guidé en restant placée contre ma blouse à l'intérieur de façon à être sûr de ne pas toucher ma
cuisse.... Ceci lui a permis de vérifier que je n'ai rien sous ma blouse, sans que je m'en rende compte.... c'est oublier qu'une femme mûre connait bien toutes ces astuces.... voilà, il
« sait », maintenant.....
S'il me demandait maintenant si j'aime le sexe, je lui dirais « comme tout le monde mais je ne pensais pas que tu y viendrais si vite ».... Je commence à fondre un peu.... il
transpire... il laisse la main où elle est, c'est-à-dire presque au bas de mon entrefesses..... Je reste comme suspendue, il ne faut pas casser ce moment si précieux....
Puis, voilà que je me penche légèrement sur la table pour déplacer un bol.... ceci a pour effet instantané de baisser légèrement mon « cul » (j'ose dire ce mot car je me parle à
moi-même)... je sens ses doigts frôler la bas de ma raie « culière » et aussi le bas de mon pubis.... aussitôt, sa main redescend.... et revient à sa place, il a à peine soulevé ma
blouse...... Ooooohhhhhhh, le cochon? Non, on ne peut pas dire cela..... pas comme cela en tout cas.... en effet tout a été fait de telle sorte que sa main pouvait être considérée comme « se
trouvant là ».... c'est difficile de formuler une quelconque accusation.... sa main se trouvait là..... elle aurait pu être sur la table.... ou ailleurs... c'est difficile d'établir un
acte d'accusation... quoi faire? Que dire? un seul mot « pourquoi ? »..... je n’ai pas compris son geste....... je cherche à comprendre..... il a tourné la tête..... je la tourne
à mon tour.... croyant que je ne le vois pas (en fait, je l'aperçois) il porte très rapidement son index sous son nez pour le humer..... la peur et la honte chevillées à l’estomac..... je
l'entends hurler en lui-même « je vous prie de m’excuser. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris ».... « Je ne suis pas le goujat (du moins en ai-je le fin espoir) que vous
pensez »... je ne réponds pas, j’élague, je passe sous silence. Je laisse tomber...... mais le doute persiste.... il est installé..... nous devons faire avec........
Cà y est.... de mon côté je mène l'enquête: depuis une heure sa main palpait ma blouse, j'ai senti le moment où il l'a prise comme son doudou.... puis, il a remonté la main par dessous,
mais je n'ai rien senti, donc je ne peux pas affirmer qu'elle était là.... je me suis baissé, ses doigts ont touché mon intimité.... quel dégueulasse.... mais au fait c'est moi qui me suis
baissée, si je ne l'avais pas fait il ne se serait rien passé.... LUI, de son côté, prépare sa défense..... elle est là je suis là, la cuisine est très étroite, je n'y peux rien, c'est chez elle,
pas chez moi.... ma main.... j'ai rien fait, elle était là, elle aurait pu être ailleurs..... puis madame bouge, elle se déplace, elle s'est déplacée, donc si main était sous sa blouse, je n'y
peux rien.... c'est sa blouse qui venue par dessus ma main, c'est tout.... et puis, elle s'est penchée.... si elle ne s'était aps penchée alors, rien ne serait arrivé on ne peut quand même pas
dire que je sois fautif.... sinon.... c'est incroyable de m'accuser comme cela....... ai-je fait quelque chose de mal?
je laisse courir le doute..... ma réaction pourrait lui fait peur. C’est vrai je n’en sais rien.... je pense qu'à quelques choses prêt on a tous vécu un moment dans ce genre... un moment
d'impudeur, de découverte.... il faut laisser la timidité s'exprimer..... Le cochon..... Ce qualificatif rôde dans mon esprit... cochon ? Mon esprit est encombré par son geste.... des mains
me parcourent sous ma blouse.... Parfois caressantes... parfois désirantes.... toujours salaces.... maintenant, je sens dans ma bouche le goût subtil de l’interdit et de la luxure dépravée....
aurais-je du produire une ruade au moment précis?
Ooooohhhhh.... à présent voilà que le garçon a une érection fantastique et l’impression horrible d’avoir passé la nuit dans un peep show, les mains cadenassées à un fauteuil !! comme je l'oblige
à les avoir cadenassées par ma blouse « cloisonnée ».... j'ai comme la sensation d eme réveiller.... je me calme..... mes pensées sur ce garçon sont vraiment magiques et
érotiques.... elles éclatent les vapeurs d'un haschich qui obscurcit encore ma vue....
Très vite je me dirige vers le perroquet, j'ai juste à passer autour du garçon, au passage ma blouse glisse contre son visage, je me saisis de ce tablier en toile cirée souple, à la texture
froide et lisse, je passe la lanière de la bavette autour de mon cou, je serre et je fais le neoud dans le dos....
Je reviens par devant à ma place, au passage cette fois ci c'est le tablier qui glisse sur la joue gauche du garçon..... il est saisi.... je me frictionne rapidement les bras sans raison, évitant
le plus possible d’attarder mes gestes vers mon bas ventre qui n’attend que mon plaisir. Je m’habille.... Du coin de l’oeil, je guette le garçon.....
Mon tablier.... ce tablier... de cuisine, à bavette... il est brûlant de désir..... j’attire... j'étouffe mes sentiments, j'attise son regard, son désir, son esprit et son corps.... Pas si
sage..... L'instant se peuple de mythes.... J’ai cette désagréable sensation de n’être dans ma cuisine nulle part.... Bien sûr je garde pour moi mes impressions que me laissent ce beau garçon
« boutonneux ».... tendre.... J’ai énormément de choses à lui dire mais aucun mot à poser dessus. Mes déplacements s’enchaînent et absorbent mon impatience... Je passe ma main dans le
cheveux du garçon, je cherche une issue... Mes doigts obéissent.... Je m'attarde, mes doigts tapotent sur la table, ils roulent le bas de mon tablier, je les pose, ils retapotent, se tordent,
plongent dans ma bouche, ils se ferment en poing pour signaler un manque de calme. Je me laisse partir en arrière et je ferme les yeux. Je soupire puis je souris.... Des soupirs sortent seuls,
d'eux-mêmes, ils résonnent doucement dans le vide glacial de la cuisine... Je souris de nouveau.... legarçon est partagé, j'attends.... J’y suis....
CE blog est a la fois troublant et interessant a plus d'un titre:
- il montre que l'erotisme classique se loge dans les scenarios les plus tendres et les plus communs comme celui d'un salon de beaute, ou nous les hommes, nous sommes trop souvent ecartes.
- le reve de beaucoup de ces hommes, et c'est aussi aprfois el mien, c'est de partager ces instants de complicite meles d'erotisme, que dispensent le salon de beaute et lestheticienne glabre en belle tenue de nylon
- enfin le rare est devenu tellement exceptionnel, que je vous renouvelle toutes mes felictations pour nous exposer les raretes de vos sentiments qui sont bien naturels
J'ai egalement comme vous connu des sensations similairement troublantes dans des salons de beaute, avec des estheticiennes qui volontairement ou involontairement avaient prepare des scenarios d'une tres haite intensite erotique. La realisation du phantasme du contact avec l'estheticienne drappee de nylon, douce et troublante, stricte et classique, touche aussi bien les hommes que les femmes . Les registres de declanchement du plaisir ou du trouble sont toutefois un peu differents (pour hommes et femmes) mais ils se traduisent toujours dans des parametres bien definis comme le gout du corps, des parfums, du beau, du lisse, du glabre, de la couleur mais aussi du blanc, du secret, de l'inaccessible, du gaine ou du moule, et enfin de l'ivresse des sens.
Cointinuez donc belle Sabine a faire rever vos semblables en leur donnant la joie et l'espoir d'un jour vous voir.